La pêche

Jusqu’au début des années 1990, la principale richesse de la province et la plus permanente est le poisson des eaux entourant la province. Le poisson de fond, comme la morue, la sole grise, la limande-sole, le sébaste et le turbot, est abondant sur les Bancs et, à certaines périodes, dans toute la zone littorale.

Le poisson de surface, comme le capelan, le calmar, le hareng et le maquereau, abonde à certains endroits. Le saumon de l’atlantique migrateur est pêché en mer et dans les grands cours d’eau, mais sa population diminue énormément. La truite est abondante dans les lacs, les étangs et les rivières, et le homard et le crabe se trouvent dans les eaux peu profondes du sud.

Aujourd’hui la pêche, toujours importante, ne représente plus autant pour l’économie provinciale. En effet, suite au moratoire sur la morue mis en place en 1992 à cause de l’effondrement de la ressource, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, quitté la province, et de nombreuses fermetures d’usines s’en sont suivies. Ce moratoire a été levé en 1997 avec toutefois une instauration de quotas. Malgré ces dix années de moratoire, le stock de morue ne s’est pas reconstitué.

La production de produits de la mer en 2010 s’est élevée à 942 millions de dollars. La demande mondiale pour les produits de la mer a augmenté, ainsi que le prix du crabe et des crevettes et les exportations en aquaculture.

Les principales espèces pêchées aujourd’hui sont pour les crustacés : la crevette, le crabe des neiges, la mactre (surf clam), le homard et le buccin. Pour les poissons de fond : la morue avec 12 000 tonnes de pêchées en 2010 malgré de nouvelles baisses dans les quotas, le turbot et la limande à queue jaune. Pour les poissons de surface : le capelan, le maquereau et le hareng dont les prises ont diminué en 2010.

L’industrie du phoque, quant à elle, est toujours mise à mal par les restrictions de certains pays sur la vente de produits issus de la chasse aux phoques. Cependant un accord récent entre la Chine et le Canada devrait aider à étendre le marché.

L’aquaculture

AquacultureL’industrie de l’aquaculture continue de se développer. Terre-Neuve et Labrador est le troisième plus important producteur en aquaculture parmi les provinces canadiennes. L’aquaculture est principalement basée sur trois produits : le saumon de l’Atlantique, la truite à tête d’acier et la moule bleue. D’importantes infrastructures ont été développées pour cette industrie, comme la construction d’un quai à Hermitage, Pool’s Cove, St Alban’s et Milltown. La construction d’un centre pour la santé et le développement de l’aquaculture a également commencé à St Alban’s.

Il existe 121 installations de transformations de produits de la pêche dans la province. Les exportations se font dans plus de 50 pays, avec la Chine et les Etats-Unis qui représentent les plus gros marchés.

Pour plus d’information…

L’association d’aquaculture de la province, la Newfoundland Aquaculture Industry Association, est un organisme à but non lucratif visant à favoriser et à promouvoir le développement commercial de l’aquaculture. Leur site Internet, www.naia.ca, est une excellente source d’information sur l’industrie. Vous y trouverez entre autres des statistiques sur la production à Terre-Neuve-et-Labrador.

Pour davantage d’information sur ces deux industries, consultez la publication gouvernementale Fishery and Aquaculture.

Source :

  • “The Economy 2011: standing strong”, Government of Newfoundland and Labrador
  • www.thecanadianencyclopedia.com